Focus

Les hantavirus désignent une famille de virus transmis principalement par certains rongeurs sauvages. Chez l’humain, l’infection reste rare mais peut parfois devenir grave.

Transmission

La contamination se fait surtout par inhalation de particules provenant de l’urine, des excréments ou de la salive de rongeurs infectés. La transmission entre humains est exceptionnelle.

Pourquoi les hantavirus sont moins susceptibles de provoquer une pandémie?

  • La plupart des hantavirus ne se transmettent pas efficacement d’humain à humain.
  • Ils dépendent surtout d’un contact avec un environnement contaminé par des rongeurs.
  • Les personnes infectées développent souvent rapidement des symptômes importants, ce qui limite la diffusion
    silencieuse.
  • Ils n’ont pas la capacité de propagation aérienne massive observée avec le SARS-CoV-2.
Une personne exposée, mais encore asymptomatique, en période d’incubation (entre 1 et 5 semaines) peut-elle contaminer les autres? Quel est le risque? La réponse est : quasi nul pour les hantavirus européens, très faible et surtout spécifique au virus ANDES en Amérique du Sud.
En effet, le risque semble surtout lié à la phase symptomatique précoce et aux contacts rapprochés, pas simplement au fait d’être en incubation silencieuse. En l’absence de certitude on prévoit une quarantaine forte pour tous les sujets contacts même si asymptomatiques.

Comparaison avec le Covid-19

Le virus responsable du Covid-19 possédait plusieurs caractéristiques favorisant une pandémie mondiale: transmission respiratoire très efficace, contagion avant les symptômes et circulation rapide entre humains à l’échelle internationale.

Exceptions connues

Un hantavirus sud-américain appelé Andes virus a montré quelques cas de transmission interhumaine limitée en Argentine et au Chili. Toutefois, ces chaînes de transmission sont restées rares et courtes.

Conclusion

Les scientifiques surveillent les hantavirus avec attention, notamment en raison des changements climatiques et de l’évolution des populations de rongeurs. Cependant, le risque actuel d’une pandémie comparable au Covid-19 est considéré comme faible.