la maladie de Lyme
C’est la plus fréquente des maladies vectorielles à tiques (MVT)
La borréliose de Lyme est provoquée par un spirochète du genre Borrelia Elle constitue la plus fréquente des infections humaines transmises par les tiques.

Reconnaître la maladie de Lyme

La morsure de tique infecté par la borrelia provoque souvent un érythème migrant évocateur qui a lui seul est suffisant pour poser le diagnostic et déclencher le traitement par antibiotiques. Mais celui-ci n’apparait pas toujours ou n’est pas reconnu et alors la maladie peut évoluer, de manière silencieuse tout d’abord, puis générant divers symptômes et troubles difficiles à corréler. Dans ce cas le médecin doit établir une approche globale,  Borellia étant une bactérie complexe, « sournoise » et résistante – en lien avec des intoxications, des déficiences immunitaires, etc. qui entraînent des symptômes dans tous les systèmes du corps, même dans les fonctions psychiques et le cognitives.

Les modes d’action de l’agent infectieux, la borrelia

Elle est souvent intracellulaire, en s’entourant de la membrane de la cellule qu’elle habite, donc difficilement détectable par le système immunitaire. Elle vit dans les milieux pauvres en oxygène (cartilage), est sensible au pH (vit en milieu acide). Son cycle de division  est très lent ce qui induit des traitement antibiotiques de longue durée. Elle provoque la libération de cytokines, suivie d’une forte réponse inflammatoire, avec des effets sévères sur différents systèmes. Cette bactérie a la capacité de détruire les cellules du système immunitaire par attaque directe. Elle peut se transformer en kystes, résistants à la majorité des antibiotiques, la chaleur, l’oxygène et la pression.

Les outils biologiques pour l’exploration de la maladie de Lyme

  • Le dosage des anticorps circulants lors de la maladie est réalisé par technique immuno-chimiluminescence et dépiste et dose les anticorps anti-Borrelia d’isotype IgG et IgM, sans permettre de déterminer l’espèce de Borrelia.Une réactivité non spécifique de Borrelia (« faux positif ») peut quand même survenir (réaction croisée avec d’autres sources antigéniques EBV, CMV lors de phase aiguë de ces infections). C’est pourquoi, tout résultat positif/douteux à la sérologie de dépistage doit être confirmé/infirmé par le test de confirmation Immunoblot.
  • L’Immuno-blot détecte aussi les AC anti-Borrelia mais permet, parfois, de déterminer l’espèce de Borrelia impliquée et sépare les différents types d’AC. Les antigènes utilisés sont issus des espèces de Borrelia les plus fréquentes en Europe : B. burgdorferi sensu stricto, B. afzelii, B. garinii, B. spilmanii, B. bavariensis. Deux immunoblot (IgG ET IgM) sont systématiquement réalisés. Le graphe complet est rendu avec une semi quantification de chaque AC (index par rapport à un cutoff). Le résultat est rendu sous forme d’un score en IgG et en IgM, calculé par pondération des différentes protéines révélées..
  • La cytométrie de flux permet d’étudier les sous populations lymphocytaires, notamment les lymphocytes cytotoxiques.
    Dans le cadre de l’exploration des phases tardives disséminées de l’infection de Lyme, la mesure du rapport NK57/56 présente une corrélation avec la chronicité des atteintes. A noter que cette diminution du rapport NK57/56 n’est pas spécifique de l’infection de Lyme (autres infections chroniques, fibromyalgie). Le rapport NK57/56 permet dans une certaine mesure, d’évaluer l’efficacité du traitement.
    Les lymphocytes iNKT sont une sous population des NKT qui jouent un rôle non négligeable dans la lutte contre la Borrelia.
  • L’Elispot Borrelia (ou LTT test de transformation lymphocytaire) est sensible et très spécifique. Il permet de détecter une activité lymphocytaire spécifique de borrelia dans le sang circulant en mesurant la sécrétion de cytokines (interferon-gamma). Il permet d’évoquer de façon efficace une infection active par Borrelia, aussi bien dans les phases précoces que tardives de l’infection. L’Elispot est utile dans le suivi de l’efficacité du traitement, contrairement à la sérologie. Son cout est de 170 euros à la charge du patient.

La complexité de la prise en charge de la maladie de Lyme

Inflammation, dysfonctionnement immunitaire, hormonal, du système nerveux, du foie, des mitochondries : la maladie de Lyme est particulièrement complexe. Les traitements antibiotiques de long cours doivent être complétés par des mesures de vie  : éviter toutes les sources d’intoxication (nourriture saine, biologique, éviction des produits chimiques, de l’alcool, du tabac, du sucre et du gluten si besoin, etc.). Des compléments et des thérapies comme l’acupuncture et ostéopathie peuvent aider à résoudre ces multiples problèmes.

En savoir plus

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TéléchargerLe courrier de la biologie médicale Maladie de Lyme, janvier 2014, destiné aux médecins.