L’inflammation est un processus physiologique essentiel à la réponse immunitaire. Cependant, lorsqu’elle devient chronique, elle est impliquée dans de nombreuses pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou certaines maladies neurodégénératives. L’alimentation joue un rôle clé dans la modulation de cette inflammation et influence directement plusieurs marqueurs biologiques mesurables notamment via deux acteurs clés : stress oxydatif et microbiote intestinal. L’inflammation chronique est impliquée dans des nombreuses maladies mais, bonne nouvelle, notre alimentation peut vraiment faire la différence.
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L’inflammation : mécanismes et enjeux
L’inflammation peut être aiguë ou chronique. La forme chronique, souvent silencieuse, est caractérisée par une activation prolongée du système immunitaire. Elle est associée à une élévation de certains biomarqueurs tels que la protéine C-réactive (CRP), les cytokines pro-inflammatoires (IL-6, TNF-α). -
Influence de l’alimentation sur l’inflammation
Certains aliments favorisent un état pro-inflammatoire, tandis que d’autres ont des effets anti-inflammatoires.
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Les aliments pro-inflammatoires incluent les sucres raffinés, les acides gras trans, les produits ultra-transformés et une consommation excessive de viande rouge.
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Les aliments anti-inflammatoires comprennent les fruits et légumes riches en antioxydants, les acides gras oméga-3 (poissons gras, graines de lin), les noix, et les épices comme le curcuma.
3. Marqueurs biologiques de l’inflammation
Les principaux marqueurs biologiques utilisés pour évaluer l’inflammation incluent :
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La CRP (protéine C-réactive), indicateur sensible de l’inflammation systémique
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Les cytokines (IL-6, TNF-α), impliquées dans la réponse immunitaire
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Le ratio N/L, soit neutrophiles sur lymphocytes
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Les marqueurs du stress oxydatif, tels que les radicaux libres et les enzymes antioxydantes. Le stress oxydatif correspond à un déséquilibre entre les radicaux libres et les antioxydants.
Arrêtons nous sur ce ratio N/L, les neutrophiles sont des cellules du système immunitaire responsables de l’immunité innée et en tant que tels représentent la première ligne de défense de notre organisme contre un agent pathogène.
Les lymphocytes sont des cellules de l’immunité adaptative et agissent de façon spécifique, ils sont surtout responsables de la mémoire immunitaire.
En quoi ce ratio N/L est important? en fait, en cas d’infection bactérienne, on remarque une augmentation, qui peut être significative, des neutrophiles, tandis qu’en cas d’infection virale on remarque une augmentation des lymphocytes.
En outre un ratio élevé est associée, selon des nombreuses études, à une mortalité plus élevée, à des maladies cardiovasculaires et, en règle générale, à une inflammation systémique.
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4. Interaction entre alimentation et biomarqueurs
Une alimentation riche en nutriments anti-inflammatoires est associée à une diminution des niveaux de CRP et de cytokines. À l’inverse, une alimentation déséquilibrée peut entraîner une augmentation de ces marqueurs. Des régimes comme le régime méditerranéen ont montré des effets bénéfiques significatifs sur la réduction de l’inflammation. -
5. Alimentation et effets sur les marqueurs biologiques certains aliments influencent directement les marqueurs biologiques, par ex les aliments riches en antioxydants réduisent le stress oxydatif, les oméga-3 diminuent les cytokines pro-inflammatoires et enfin les fibres améliorent la santé du microbiote en réduisant l’inflammation.
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Microbiote un acteur clé
Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des micro-organismes vivant dans notre intestin.
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Un microbiote équilibré aide à réguler l’inflammation.
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Une alimentation riche en fibres (fruits, légumes, légumineuses) favorise les bonnes bactéries.
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À l’inverse, une alimentation trop riche en produits transformés peut déséquilibrer ce microbiote.
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un microbiote en bonne santé aide donc à calmer l’inflammation !mais quels aliments privilégier?
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Favoriser : poissons gras (saumon, sardines), fruits et légumes colorés, noix, huile d’olive
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Limiter : sodas, sucreries,
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Le déséquilibre du microbiote, appelé dysbiose, est associé à une augmentation de l’inflammation.
Stress oxydatif
Le stress oxydatif correspond à un déséquilibre entre les radicaux libres (molécules instables) et les antioxydants.
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Les radicaux libres sont produits naturellement mais augmentent avec le stress, la pollution ou une mauvaise alimentation.
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Les antioxydants, présents dans les fruits et légumes, permettent de neutraliser ces molécules.
Un excès de radicaux libres favorise l’inflammation chronique et endommage les cellules.
Conclusion
L’alimentation constitue un levier majeur dans la régulation de l’inflammation. La compréhension des interactions entre nutriments et marqueurs biologiques permet de mieux prévenir et gérer les maladies chroniques. Des choix alimentaires adaptés peuvent ainsi contribuer à maintenir un état inflammatoire contrôlé et favoriser la santé globale. Et n’oublions pas qu’une simple analyse de sang (l’hémogramme avec formule sanguine) réalisée en routine car prescrite pratiquement sur chaque ordonnance, permet de calculer ce ratio N/L qui peut avoir un rôle essentiel en tant que indice biologique nécessitant d’être interprété dans un contexte clinique global.

